BIBLIO-CAFE : UNE ENVIE D’ENCORE !

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Le Biblio-Café : UNE ENVIE D’ENCORE !!

Le jeudi 29 juin, le tout premier Biblio-Café s’est déroulé à la Bibliothèque.

Ce fut un grand succès, tant au niveau de la participation que des échanges d’expériences et de connaissances au sujet du LIVRE :

LE LIVRE, SON PRESENT, SON AVENIR
Que lisons-nous ? – Comment lisons-nous ? –
La lecture et la jeunesse – Les nouveaux supports de lecture – L’impact d’Internet – …

Organisé conjointement avec le Centre culturel d’arrondissement de Huy, le Biblio-Café a tenu toutes ses promesses. La (presque) vingtaine de participants, lecteurs de la Bibliothèque ou non, a spontanément formé un groupe homogène dans la volonté de s’exprimer sur un sujet prégnant et s’est révélé suffisamment hétérogène pour obtenir un florilège original et passionnant d’avis et de témoignages.

Que lisons-nous ?

Principalement des romans mais les essais et livres documentaires restent incontournables pour les passionnés du sujet traité. Les participants appartenaient tous à la génération « papier » et se sont montré critiques mais aussi intéressés par les nouveaux supports. Le document électronique est surtout utilisé pour la lecture de revues et de l’actualité (journaux en ligne). Pour effectuer un choix de lecture, la critique de presse est essentielle (La Libre Belgique, Le Soir,…) tout comme les émissions radio et télévisées (La Grande Librairie). Il faut se garder des critiques-publicités sur les sites internet qui répondent plus à une volonté d’uniformisation des achats que d’un souci d’éclectisme. Pour certains, rien ne vaut le conseil du libraire, après les couvertures attrayantes et les quatrièmes attractifs. Rien n’empêche cependant le « coup de coeur » épidermique, même si l’auteur est un illustre inconnu. La mère d’une participante l’incitait à lire quelques pages d’un livre à peu près au tiers de son volume et si la lecture s’avérait attachante à ce moment là, il y avait une bonne probabilité que le livre en entier soit plaisant. La Bibliothèque publique permet en outre de se tromper sans conséquences financières sur le choix des livres empruntés. A l’inverse, le fait de pouvoir emprunter à tour de bras ouvre la voie à la découverte d’auteurs qui seraient restés dans l’ombre des rayons de la librairie.

Comment lisons-nous ?

Partout (vraiment partout), tout le temps, dès qu’une attente nous contraint à un certain immobilisme. La lecture est un besoin (pour vivre, s’évader, s’endormir, apprendre, apprécier le goût délicieux de la langue française) et n’est en rien une perte de temps (« Ah, tu lis donc tu ne fais rien » est un stéréotype que beaucoup ont entendu !). Assis dans un bon canapé avec une tasse de thé (ou de vin), dehors sous la tonnelle, au lit (la liseuse rétro-éclairée faisant alors pleinement son office), dans les transports publics, au café, sur un banc public, au petit coin, chez le médecin. le livre s’invite partout et procure au lecteur un espace cocon qui ressource et épanouit.

La lecture et la jeunesse

Les jeunes lisent-ils encore ? Vaste question et la réponse est oui mais pas prioritairement des livres. La lecture sur écran, internet et les réseaux sociaux ont modifié les pratiques de lecture et les plus jeunes, baignés dans l’ère des écrans, exploitent à foison ses nouveaux supports de l’information.L’enseignement devrait prendre soin de donner réellement le goût de la lecture de romans. Certains participants opteraient pour l’obligation de lecture de classiques (Balzac, Hugo, Zola,…), d’autres, au contraire, voudraient plutôt focaliser sur les nouveaux auteurs, dont certains se consacrent exclusivement aux jeunes – ; et pourquoi pas lire des extraits en classe et provoquer l’échange, le débat ? En Albanie, « Les Misérables » sont lus, en version adaptée, dès la fin des années primaires ! Chez nous, certains écoliers sortent du degré primaire sans bagage suffisant en lecture et en compréhension de texte !

BiblioCafé pour site

Les nouveaux supports de lecture / L’impact d’internet

Evoqués à plusieurs niveaux dans la discussion générale, les NTIC ont leurs farouches partisans (pour leur légèreté, leur maniabilité, leur capacité de mémoire,…) comme leurs détracteurs (le toucher et l’odeur du papier, l’intime relation avec le livre objet, la qualité et la profondeur de la lecture sur papier,…et que dire en cas de batterie déchargée, de panne électrique ou de vol de l’objet ?). Au final, l’ensemble s’accorde à dire que le livre électronique ne supplantera pas le livre papier, il est plus complémentaire que concurrent. Reste à savoir si le livre papier pourra toujours assurer sa pérennité économique (le marché du livre est bien réel !) sans compter sur la baisse de production et de diffusion qui pourrait impacter la survie même des librairies et des…bibliothèques !

Au bout de trois heures de discussion parfois intense – heures que personne n’a vu passer ! – les participants se sont déclarés ravis de l’événement et comptent bien réitérer l’expérience, avec un autre thème évidemment, dans un proche avenir.

Une organisation
de la Bibliothèque Publique de Huy,
du club des Biblivores
et du Centre culturel d’Arrondissement de Huy

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