BIBLIVORES DE SEPTEMBRE

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BIBLIVORES SEPTEMBRE 2017

Margarete Balsiger

Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. (résumé écrit avant l’ouragan Irma)

collapsologieCe livre qui nous met devant la réalité de notre futur proche (2030, 2050, au mieux 2100 ?) m’a plu parce qu’enfin voici un livre qui omet de culpabiliser le consommateur lambda comme vous et moi. Il se veut lucide entre le pessimisme, les dérives apocalypto-hallucinées et le déni scientifique. Il met en accusation les industriels et les lobbyistes pour lesquels le profit prime tout et les hommes politiques bâillonnés par la lâcheté, l’intérêt personnel et le désir d’être réélu. Ce sont des gestions à court terme qui cumulées nous mènent droit à l’effondrement, c’est-à-dire à « un processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis  – à un coût raisonnable –  à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ». Comme le dit l’auteur chacun observe son voisin ne voulant pas être le premier à prendre une décision impopulaire. Il évoque toutes les nombreuses facettes de cette équation (santé publique, géopolitique, agriculture, démographie, assurances, transport, loisirs, etc). La théorie qu’il défend est la suivante : on est déjà trop loin pour ne serait-ce qu’arrêter le processus du réchauffement climatique et tout va probablement s’effondrer très rapidement avec un effet boule de neige. C’est le collapsus, la fin quasi certaine peut-être pas de l’humanité entière mais d’une époque d’inconscience collective qui ne reviendra jamais. Les catastrophes climatiques à répétition, engendrées par notre mode de vie et notre consommation effrénée, engendreront le schéma classique famine, maladie, guerre, schéma dû à des régions du globe devenues inhabitables. Sans possibilité de reboot. D’autres personnes comme par exemple Jean-Marc Jancovici en parlent depuis des années. Mais ça intéresse qui ? On n’arrive pas à se projeter dans un futur proche de quelques dizaines d’années. Ce qui est très grave, c’est que même si ce livre est peut-être trop pessimiste, et c’est à voir, il contient une part de vérité certaine. On nous prépare des lendemains très durs. On va selon l’auteur vers un suicide collectif à cause d’un mode de vie dans lequel le nombre de jours où l’on peut survivre sans supermarchés, pompes à essence, urgences médicales, etc. est minime. On vit à flux tendu dans une société ultra fragile.

On nous ment aussi beaucoup évidemment, c’est vrai. Les éoliennes, le biocarburant, les panneaux solaires ne remplaceront jamais les centrales nucléaires ou le pétrole. Et le charbon tant utilisé par nos voisins en remplacement du nucléaire est un polluant majeur. On doit absolument et c’est vital consommer moins, énormément moins. Quel décideur aura le courage de le dire et de l’imposer ? Mystère. Sécheresse et inondations sont devenues récurrentes dans l’hémisphère nord mais on vide les nappes phréatiques à tort et à travers (que faisait-on avant l’invention du Kärcher ? Tout le monde veut sa piscine, c’est vrai qu’en Belgique on a un climat tellement chaud !) et on bétonne avec entrain. Quand les présentateurs météo annoncent dernièrement à la télévision qu’il pleuvra « hélas » ce week-end, on se pose des questions. L’eutrophisation a fait des victimes cette année, qui en parle ? Un entrefilet par-ci par-là. On pourrait par exemple enfin faire en Belgique (et ailleurs) très rapidement des transports publics fiables, bon marchés et dignes d’un pays industrialisé du XXIe siècle (au moment où le parking à la gare de Huy redevient payant même pour les abonnements SNCB m’a t-on dit). Je me souviens d’une responsable politique d’un parti alors au pouvoir qui disait il y a longtemps qu’elle avait comme but le TGV low cost pour tous. J’attends toujours. Quand à elle, elle a été récemment nommée à un poste prestigieux à l’étranger. Autre exemple : les patinoires pendant les vacances de Noël dont la surface fond parce qu »il fait trop chaud en hiver et qui consomment donc une énergie folle pour rester gelées. Mais depuis une quinzaine d’années c’est devenu obligatoire. Les pelouses de football ou de golf qu’on arrose à mort. C’est triste à constater, mais ça n’intéresse finalement personne. On fonce dans le mur.Réchauffement climatique et consommation dévastatrice. Et n’oublions pas que l’homme est le plus grand prédateur sur la terre pour les autres espèces et pour son propre environnement.

MAIS si dans un scenario très soft l’ère du low tech et de la sobriété nous attend, en serons-nous finalement malheureux une fois habitués à ce nouveau mode de vie ? N’est-ce pas le commencement d’une nouvelle ère pour les rescapés ?

Je viens de lire le très bon livre de Brice Teinturier « Plus rien à faire, plus rien à foutre ». Il explique dans la première partie les origines de la PRAF-attitude avec en introduction une excellente analyse de la marchandisation de notre société, phénomène dont l’évolution engendre un rejet de la part de plus en plus de gens. Bien que ce soit un livre politique, je pense que ces deux lectures se complètent parfaitement sur le thème : XXIe siècle, le siècle de tous les dangers ? Je recommande à nouveau de lire ‘La grande panne » de Hadrien Klent, roman très drôle au 1er degré, nettement moins quand on réfléchit.

Pour finir j’ai lu d’une traite les 2 romans d’une jeune belge de la région (mais qui vit en France je crois) : Emmanuelle Pirotte. Je les recommande très chaudement.

 

Bernadette Fonzé

Entrons dans l’univers de lecture de notre Eric Albert qui m’a conseillée lors d’une de mes visites à la bibliothèque :

KarooKaroo de Steve Tesich :

Classé roman noir. L’auteur est d’origine serbe. Exilé aux USA à l’âge de 15 ans. A écrit seulement deux romans. Celui-ci est son deuxième paru après sa mort (crise cardiaque) en 1996 à l’âge de 54 ans. L’écrivain est scénariste et dramaturge.

Saul Karoo est le héros de ce récit : menteur, alcoolique (sans avoir l’ivresse) et est un script doctor (scénariste qui retravaille les scenarii afin de les aligner à la mode hollywoodienne). Avec son épouse, ils ont adopté un garçon. Grâce à un film qu’il doit remodeler, il reconnaît la mère biologique. Il la rencontre, part en vacances avec elle et son fils (qui n’est au courant de rien). La mère et le fils tombent amoureux !! Fin assez surprenante et inattendue.

Il ne se passe pas grand chose mais on a envie de continuer à lire. Ce roman est teinté d’humour noir, de lucidité acide du monde américain et de l’univers du film hollywoodien. C’est l’histoire de la chute d’un homme, c’est émouvant, cynique, sans pitié, remuant, il n’y a pas un seul coup de mou dans les 600 pages. Il a un véritable talent de conteur. C’est bourré de réflexions intelligentes, c’est habilement mené … bref une véritable réussite complète !!!

Merci Eric …

 

 

Cujo de Stephen King :

CujoTout le monde connaît l’intérêt d’Eric pour le King !!!!

Cujo est un immense Saint-Bernard. Il attrape la rage. Tue deux hommes et prend « en otage » une mère et son jeune enfant coincés dans une voiture en panne dans la canicule américaine.

Décidemment, je n’aime pas Stephen King : tout est téléphoné, sans surprise … et surtout sans écriture … on lit le roman uniquement pour l’histoire … pas de sous texte … vide !! Peut être écrit-il pour les adolescents ??

Pardon Eric …

 

 

 

 

 

 

L’enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi :

enfantmesuraitC’est le troisième roman que je lis de cet auteur d’origine turque vivant en Suisse. Il écrit en français.

Eric nous l’avait présenté il y a quelques mois.

J’aime ses sous-textes, son écriture imagée, ses histoires simples près de la terre et des vraies valeurs.

«  … Savez-vous ce qu’est le théâtre ? Vous êtes vous une seule fois posé la question ? Le théâtre consiste à se mettre à la place de l’autre. A vivre ses émotions comme si on était lui … Le théâtre n’est pas la vraie vie, il s’agit de personnages fictifs … Détrompez-vous. Le théâtre c’est vous et c’est moi … C’est nous tous, qui sommes ses personnages … Le théâtre c’est découvrir l’autre. L’écouter. Ce que nous avons tant de mal à faire dans la vraie vie, justement … Ecouter et écouter encore … Ecouter avec patience. Et surtout, ne pas juger. «

 Vraiment très très beau !!!!!

 

 

 

 

Lisette Lisens

La dernière Licorne / Tobby Rolland

Biographie

Tobby Rolland (nom de plume) est né en 1964 en France. Il a fait des études en sciences politiques, relations internationales et géopolitiques.

Il devient haut fonctionnaire en poste dans plusieurs ambassades d’Asie Centrale et au Moyen Orient, fonction qu’il exerce toujours actuellement.

A 30 ans, voyageant d’une ambassade à l’autre, il parcourt l’Afghanistan, la Turquie et le Kurdistan.
Il rêve aux aventuriers partis à la recherche de l’arche de Noé.

A 40 ans, après avoir lu l’épopée de Gilgamesh, le Mahabharata, le Yi Jing, la Bible, le Coran, les Métamorphoses d’Ovide ainsi que de nombreux récits se rapportant à l’arche, il imagine qu’une seule histoire pourrait réinventer le mythe du Déluge.

A 53 ans, il signe son premier roman : « La dernière Licorne ».

Quelques explications

Gilgamesh est un roi à demi-légendaire de la cité d’Ourouk (Uruk) qui aurait régné vers 2600 avant notre ère.

Ce héros à la fois despotique et humain est à la base de la littérature antique.

Ses exploits évoquent ceux d’Ulysse et d’ Héraclès (Hercule) et offrent une réflexion sur la vie éternelle, l’amitié et l’art de vivre.

Le Mahabharata épopée sanskrite de la mythologie hindoue. C’est un livre sacré de l’ Inde qui relate « la grande geste » des Bharata (poème épique contant les hauts faits guerriers qui se seraient déroulés vers 2000 avant l’ère chrétienne).

C’est l’un des deux grands poèmes épiques de l’Inde, fondateur de l’hindouisme avec le Ramayana.

L’épopée illustre un drame cosmique, une perturbation du dharma, de l’ordre sociocosmique que pourrait incarner le bouddhisme.

Le Yi Jing le livre des changements.

Ce livre éteint notre morgue d’occidental qui veut tout savoir et tout contrôler.

Ce n’est pas un dogme auquel il faudrait obéir mais bien un instrument dont on apprend à jouer pour affiner sa perception et équilibrer son vouloir.

Les Métamorphoses

Il s’agit d’un poème épique écrit au premier siècle de notre ère où Ovide regroupe environ 250 mythes et légendes.

Le livre d’Enoch

Écrit entre – 300 et – 200 avant JC.
Il a longtemps appartenu à la Bible (il traitait des anges déchus) mais fut déclaré hérétique vers le III ème siècle.

Il fut définitivement ostracisé par le Concile de Laodicée en 364 ap. JC car il développait en détail le chapitre 6 de la Genèse

Si j’ai choisi de vous expliquer les lectures de Tobby Rolland, c’est pour donner une dimension plus universelle qui aide à la compréhension de son roman.

Vous trouverez aussi tout au long de l’histoire le terme de Nephilim qui pourrait signifier « ceux qui sont tombés », « ceux qui tombent » (Anges déchus de la Bible notamment) ou « ceux qui font tomber » (qui corrompent les âmes des hommes).

En extrapolant, l’idée que les Nephilims étaient issus de l’union entre les fils de Dieu et les filles des hommes (Genèse 6.4) on pourrait aussi imaginer que l’arche de Noé est un vaisseau de l’espace qui s’est écrasé sur terre !

Synopsis

licorneL’histoire débute en Turquie, sur le marche d’Igdir. Une fillette kurde, Aman, accepte une licorne ne bois. Elle sait qu’elle n’aurait pas dû car sa famille est gardienne millénaire du mystère de l’Ararat.

On saute alors à Melbourne, au Parlement mondial des religions, où un rapport alarmant vient d’arriver : les glaces du Mont Ararat fondent inexorablement, risquant de dévoiler « L’anomalie d’ Ararat ». Celle-ci est une forme détectée au cœur du glacier mais est-elle la preuve que l’arche de Noé s’y est réellement échouée comme le relate la Torah, la Bible ou le Coran.

Nouveau saut : on se retrouve à Etchmiadzine, en Arménie, où 14 mercenaires font irruption dans la cathédrale pour y dérober une relique inestimable : un fragment de l’arche. Mais surtout ne laisser aucun témoin.

C’est le début d’une vague de meurtres aux quatre coins du monde !

Nouveau bond : le Vatican (Rome), dans l’enfer de la bibliothèque apostolique.

Zak Ikabi, ethnologue et aventurier, dispose de trois minutes pour photographier l’original du sulfureux livre d’ Enoch.

Quel secret, dont dépend l’avenir de toutes les religions, relie les mythes de l’arche, du Déluge et des Licornes ?

Encore un saut et on se retrouve à l’Université de Toulouse-le Mirail, laboratoire du DIRS.

La glaciologue Cécile Serval se trouve brutalement face à Zak venu lui dérober son rapport secret sur « l’ anomalie de l’ Ararat ».

C’est alors le début d’une course qui nous emporte de l’Arménie au Vatican, du Nakhitchevan (région du Caucase, république autonome d’ Azerbaïdjan dont la ville principale et chef-lieu porte le même nom) à Hong Kong… pour s’achever sur les pentes du Mont Ararat.

Là où la vérité dépasse l’imagination.

Critique

Il s’agit d’un thriller ésotérique bien entendu mais sortant tout de même des sentiers battus. On le compare aux romans de Dan Brown mais personnellement, je trouve que Tobby Rolland démontre une grande connaissance des us et coutumes de certaines régions d’Asie ainsi qu’une curiosité très poussées sur les mythes bases de nos religions.

Si j’ai choisi ce livre, c’est emportée par la curiosité. Les rappels de toutes les grandes épopées de notre monde, origines de différents courants de pensées m’ont vraiment interpellée.

En dehors de cette chasse à l’homme à travers plusieurs continents, on se pose beaucoup de questions, cherchant entre les lignes des éléments de vérité qu’on aurait cachés au commun des mortels.

Pourquoi cette crainte de voir le Mont Ararat révéler sa vérité ? Parce qu’elle a maintenu les hommes dans une foi qui pourrait reposer sur de faux dogmes ?

Je vous avoue que ce roman tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Adepte ou non de complot mondial ourdi par un Parlement des Religions, ce livre n’en reste pas moins divertissant.

Libre à chacun de pousser plus les recherches sur les différentes références ou alors se contenter de l’histoire à l’écriture fluide et accrochante.

Eric Albert

Redemption Road / John Hart. – J.-C. Lattès, 2017

redemptionSi vous vous installez avec ce livre dans un bon fauteuil avec quelques heures devant vous, il y a de grandes chances pour que toutes les pages y passent. C’est ce qu’on appelle un vrai page-turner ! Les ingrédients de ce thriller sont les suivants : un jeune garçon qui a décidé de tuer le meurtrier de sa mère alors que celui-ci va sortir de prison ; une femme inspectrice de police, amoureuse du meurtrier présumé, qui subit les foudres de son autorité suite à une affaire de kidnapping au terme de laquelle elle aurait abattu froidement les responsables de l’enlèvement ; un tueur en série sanguinaire qui affiche ses victimes sur l’autel d’une église désaffectée ; des policiers corrompus et des agents pénitentiaires un peu trop expéditifs…le tout enrobé dans une sauce épaisse et gluante, une illustration parfaite du faux-semblant, où chaque personnage possède sa part d’ombre.

Persuadée de l’innocence d’Adrian, le meurtrier présumé qui vient de sortir de prison, Elizabeth ne croit pas un seul instant que ce dernier est responsable de la mort des nouvelles victimes, exécutées selon le même modus operandi qu’il y a…quatorze ans ! Mais la police n’est pas de cet avis et cherche à charger Adrian par tous les moyens. Celui-ci prend la fuite avec la ferme intention de démonter les indices qui lui ont valu sa peine d’emprisonnement d’une part, et d’autre part, de se venger des matons et du Directeur de la prison, de sombres brutes qui n’ont pas hésité à le torturer durant sa détention afin de lui extorquer de soi-disant secrets du compagnon d’infortune d’Adrian, malheureusement décédé.

Elizabeth a également d’autres chats à fouetter : elle héberge la jeune fille qu’elle a sauvé des kidnappeurs car elles partagent un secret explosif : c’est la fille qui a tué ses ravisseurs, de 18 balles bien placées, et non la policière qui pourtant, entend porter le chapeau pour éviter le pire à sa protégée.

Dans un climat pesant, les personnages de ce roman ébouriffant se démènent tant bien que mal et, de révélation en révélation, c’est tout un édifice de bonnes convenances et de vérités cachées qui s’effondre, chacun portant une part de responsabilité de sa propre croix.

John Hart, dont c’est le cinquième livre publié en français se révèle désormais comme un maître incontesté du thriller et du suspense policer de haut vol. Son récit pourrait aisément être transposé en scénario de film tant son talent est cinématographique et la tension conservée de bout en bout. Une lecture éprouvante, qui vous cheville au corps et qui ne vous donne qu’une envie : vous plonger dans un autre titre de l’auteur.

Norma Boschian

gameGame of thrones, une métaphysique des meurtres, par Marianne Chaillan. – Editions le Passeur,

Docteur en philosophie, l’auteure, par le truchement des personnages de la série et de l’analyse de leurs actions, questionne les lecteurs et ses élèves : de quel philosophe pourraient-ils se revendiquer ? : Machiavel, Hobbes, Kant ? Selon les leçons de ces maîtres de sagesse, qui mériterait au final d’occuper le trône du royaume des sept couronnes ?

Pour illustrer ce parcours ludique, l’auteure balaye l’histoire de la philosophie et l’ouvrage se mue alors en manuel d’apprentissage.

Magistrale analyse et géniale idée de se servir d’une série renommée planétairement pour enseigner la philosophie ; à coup sûr, un pari gagné !

Comment expliquer le succès de la série ?

– le générique : musique sublime et illustration superbe

– la beauté des paysages (Irlande, Maroc, Espagne, Islande, Croatie)

– l’Héroïc Fantasy : située dans un monde médiéval imaginaire, la série entrelace des dizaines d’intrigues en un millefeuille narratif influencé par les récits médiévaux, les Rois maudits, les Contes des Chevaliers de la table Ronde, etc. « Fresque épique, éventail shakespearien des passions humaines qui se déploie dans un cadre fantastique et qui nous incite à une réflexion philosophique sur l’euthanasie, la jalousie, la loyauté, l’inceste, la morale et l’éthique » (in « Les Inrockuptibles du 19.07.2017)

Ces trois éléments sont pour moi l’ossature même de la série qui ne cesse de me captiver !

Ce livre est cependant à réserver aux vrais fans !

Les poches cousues / M. Claise et A.-C. Faidherbe. – Editions Luce Wilquin

claiseLivre écrit par un juge d’instruction et un magistrat réfugié d’un pays de l’Est (je suppose que c’est l’Ukraine) qui a fui lorsque sa fille a été assassinée dans la rue sous ses yeux ; car malgré les diverses pressions, il a toujours refusé de devenir corrompu.

Il a trouvé refuge en Belgique et exerce comme juriste au Tribunal de Bruxelles.

Il démonte les montages financiers et la corruption qui gangrène son pays d’origine et qui enrichit ses dirigeants. Et cela ne s’arrête pas, au contraire ; ce système mafieux reste impuni ! Je pense que l’on peut faire une partie « copier-collé » avec les affaires du PS qui ont agité les dirigeants et la population il y a peu chez nous ; l’éthique disparaît et la démocratie en sort affaiblie, avec les conséquences désastreuses du populisme qui hélas, gangrène l’Europe entière.

Un livre sombre, qui n’incite pas à l’espoir mais qui nous permet cependant de lever quelque peu les oeillères qui nous cachent la vue et la compréhension des dérives politiques actuelles.

 

 

 

 

Léa Constant

L’accordeur / Thierry Faymonville (auto-édition)

accordeurL’Accordeur, c’est un homme étrange qui intervient dans la vie de neuf individus que tout sépare et qui imprime un impact bénéfique sur chacun d’entre eux. Violeur d’enfant, prêtre désemparé, mafieux, adolescente suicidaire,… chaque personnage, aspirant à la paix intérieure, vont voir leur existence bouleversée par l’entremise de ce seul interlocuteur. Qui est-il ? Ange, démon, Jésus lui-même ? Qu’importe, son message est porteur de promesse et d’espoir.

La lecture est agréable, et il y a un certain suspense qui tient en haleine. Je recommande la lecture du livre de cet auteur wanzois.

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