BIBLIVORES Juillet 2017

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BOSCHIAN, Norma

GensenveloppeLes Gens dans l’enveloppe / Isabelle Monnin et Alex Beaupain. – J.-C. Lattès

Lorsque j’avais vu et entendu l’auteur raconter comment était né ce livre, j’avais été intriguée par cette démarche inhabituelle.

En 2012, l’auteure achète un lot de photos sur internet et, devant ces visages inconnus, elle décide de tenter de raconter leur histoire, une histoire de femmes traversées par des épreuves. Elle invente des prénoms, des vies ; elle redonne vie à des images.

La deuxième partie du livre s’articule autour de l’enquête ménée par l’auteur qui, sans relâche, a cherché les preuves qui authentifierait son récit.

Incroyablement, son histoire correspond à quelques détails près à la réalité et elle permet à un père et sa fille de se retrouver et de retisser des liens familiaux.

J’ai aimé la manière dont l’auteur redonne vie et dignité à ces inconnus des photos par cette recherche de l’histoire de gens simples, griffés par les aléas de l’existence.

Le livre comporte un DVD avec les chansons d’Alex Beaupain, composées à partir du récit.

SilencememeplustoiLe Silence n’est même plus à toi / Asli Erdogan. – Actes Sud

Physicienne de formation, turque, l’auteure a travaillé au Centre Européen de Recherches Nucléaires de Genève. Elle vit désormais à Istanbul et se consacre à l’écriture ; elle écrit des articles dans un journal pro-kurde (qui vient d’être interdit!). Incarcérée en tant qu’opposante au régime, libérée après quatre mois mais assignée à résidence, elle a été définitivement libérée le 22 juin dernier.

Lorsque j’ai vu cette invitée sur le plateau d’Arte, cette « Antigone » comme la qualifie le magazine « Lire » de juin 2017, j’ai vu la peur, j’ai compris l’immense courage et la volonté qui animaient cette femme et j’ai voulu connaître cette écriture qui ose dire les vérités cachée, à l’instar d’autres auteurs telles que Irène Frachon (combat contre le Médiator, médicament controversé) et Simone Veil (combat pour l’IVG), décédée le 30 juin.

J’ai donc lu ses chroniques, qui m’ont émue, cette lutte des intellectuels qui, chaque jour, se battent pour préserver leur liberté d’expression.

Ces chroniques, outre le fait qu’elles dévoilent la tyrannie du régime turc, nous montrent des hommes et des femmes courageux qui défendent la liberté d’opinion. Nous ne pouvons plus faire semblant d’ignorer les droits de l’Homme bafoués quotidiennement en Turquie, même si la Communauté Européenne choisit le silence par lâcheté et par opportunisme.

NB : voir également l’article de la revue « Espace de Libertés » (avril 2017): « Asli Erdogan, une écrivaine muselée ».

J’ai lu avec émotion le livre de D. Foenkinos, « Charlotte » (merci Alain d’en avoir parlé) et, du même auteur, « Le Mystère Henri Pick » que j’ai bien aimé.

ALBERT, Eric

MondebeaucoupmieuxLe Monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez ! / Jacques Lecomte. – Les Arènes

Je traverse actuellement une période positiviste. Je me plais à croire que tout ne va pas si mal, qu’il y a des signes encourageants de par le monde qui pourraient amener à la fin de la guerre et de la violence (Daesh), ou à une prise de conscience de l’importance du respect de la nature. J’ai découvert le site internet « Positivom » qui recueille des informations et des témoignages positifs sur la marche du monde.

Le livre de Jacques Lecomte est donc tombé à pic. Voilà un ouvrage qui allait me conforter dans mon élan d’humanisme et de béatitude positive.

L’ouvrage dresse un état des lieux mondial en évoquant les thèmes et problèmes en passe de résolution ou qui ont connu une évolution intéressante. Ainsi en va-t-il de la pauvreté qui régresse au niveau mondial, tout comme la faim ou les Etats autoritaires. Au niveau sanitaire, Paludisme, Variole et Sida ont vu leur progression stoppée par de nouvelles thérapies et mesures d’hygiène. L’environnement respire grâce à la couche d’ozone qui se reforme, à la déforestation qui diminue, à la transition énergétique en marche. Quant à la violence, au terrorisme ou à la peine de mort, ils seront bien vite des vocables obsolètes.

Et l’auteur de citer des chiffres, des statistiques et des références fiables.

Oui, mais…Qu’est-ce qui m’empêche d’embrasser l’enthousiasme de M. Lecomte ?

Comme il l’indique, notre perception des choses est grandement faussée par l’action des médias qui préféreront toujours exploiter de « mauvaises » nouvelles pour le racolage et le sensationnalisme qui font vendre. Mais oblitérer ces nouvelles, leur refuser droit de cité équivaudrait à un aveuglement. Encore une fois, l’excès nuit en tout.

Il faut également se forger une vision élargie des problèmes, ce qui permet de les minimiser quelque peu.

Mais je reste quand même focalisé sur le petit bout de la lorgnette qui me donne accès au monde : et j’y vois une paupérisation sociale qui galope, la faim qui s’invite même chez le citoyen lambda, le réchauffement climatique bien plus préoccupant que la couche d’ozone, les migrations humaines dont le but est de fuir la misère, l’extinction de quelques 54 % d’espèces de vertébrés depuis moins de 50 ans, la perte de confiance dans le futur observée chez les jeunes, la corruption politique et économique, la concentration des richesses, le cancer qui, s’il joue selon moi un rôle de régulateur démographique, réduit tant de familles à la tristesse, l’isolement et le dénuement.

Alors, faire preuve d’optimisme suffira-t-il à contrecarrer l’évolution qui se précise pour l’humanité ? Les propos de ce livre, selon l’auteur, montrent que l’émergence d’un monde meilleur est possible, pour autant que nous le voulions.

Mais le voulons-nous vraiment ? Et si oui, notre volonté ne risque-t-elle pas de se heurter à l’immobilisme, la tiédeur et les desseins égoïstes de ceux qui nous gouvernent ?

Le livre m’a laissé une impression mitigée. Il représente plus un emplâtre sur une jambe de bois plutôt qu’un réel et puissant plaidoyer pour un futur souriant.

Et je suis dans une passe positiviste ? Moi ? Je n’en suis plus si sûr, tout à coup.

LISENS, Lisette

LoinmosquéesLoin des Mosquées / Armel Job. – Pocket

Synopsis

L’histoire débute dans un petit village ardennais où vit une communauté turque, dans le quartier de la Tannerie.

René est croque-mort et possède son propre corbillard. C’est lui qui est chargé de toutes les formalités pour les enterrements, les incinérations… Il habitait seul dans une grande maison, il a alors recueilli Marcel, un homme de 45 ans un peu simplet.

René transporte un corps lorsqu’il a un accrochage de peu de gravité. Au fil de l’histoire on en comprendra l’importance.

Evren est un jeune turc qui a grandi en Belgique et joue dans l’équipe du Sporting.

Il a fait des études brillantes de comptabilité, qu’il a d’ailleurs terminées à Cologne. Il est alors âgé de 21 ans et est hébergé chez un oncle. Il est très chaste et un visage un peu ingrat. Il tombe éperdument amoureux de sa cousine Derya.

Evren veut l’épouser et en parle à sa famille lorsqu’il rentre chez lui. Cette dernière va alors se rendre à son tour en Allemagne pour demander la main de la jeune fille.

Hélas, les choses ne tournent pas comme prévu.

Les parents d’ Evren décident alors de lui trouver une autre épouse et choisissent Yasemin, paysanne anatolienne de 16 ans. C’est une jeune fille vive, un peu délurée.

Les noces ont lieu et chacun essaye d’apprivoiser l’autre. Mais un jour Derya arrive à l’improviste. Dans quel but ? Qu’est-ce qui la motive ?

Yasemin commence alors à se livrer à un jeu dangereux.

Quel rôle va être attribué à chacun ?

Tout le long de cette histoire on voit les événements du point de vue de chaque protagoniste. Cela provoque une montée de tension, mêle différentes questions relatives à la religion, les tabous, les interdits…

Critique

Armel Job, à son habitude, situe son roman dans les Ardennes belges.

J’avoue avoir eu un peu de difficulté à m’adapter à un rythme décousu, vu qu’on voit les événements du point de vue de chaque intéressé.

Je ne dénigre en rien son écriture, cela vient plutôt de mon ressenti. J’ai dû le lire au mauvais moment !

Mais il est intéressant de voir qu’il défend le droit de la femme à la dignité, à la liberté de choix et à l’égalité.

Histoire morale direz-vous ? Pas si sûr !

La fin me semble plutôt tendancieuse !

DESGAIN, Bernadette

Je ne souhaite pas être longue…mais aimerais vous parler de l’un ou l’autre livre que je viens de lire avec beaucoup de plaisir. J’ai constaté qu’en général je n’ai pas les mêmes lectures que la majorité des biblivores…finalement chacun et chacune restant presque toujours dans ses auteurs favoris… C’est sans doute ce qui fait la diversité et donc le charme de nos réunions…? Non ?

Basho-Cent-onze-haikuLes Haïkus du poète Basho, seigneur-ermite japonais du 17ème siècle, m’ont passionnée. Je les ai tous lus, rapidement, mais ne suis pas prête a en pondre moi même. Trois vers par poème, de 19 sons, 5 pour la première phrase qui met tout le texte en situation, 7 pour la seconde et à nouveau 7 pour la troisième, dont la stricte traduction française au rythme des 19 sons est difficile à réaliser

Je vous ferai grâce du millier de poèmes, pour juste en lire trois :

« Pleine floraison des cerisiers..

Les bonzes deviennent des fêtards

Et les femmes mariées séduisantes

 » Vieil étang

Une rainette y plongeant

Chuchotis de l’eau.

« Pays natal

En cette fin d’année je pleure

Mon cordon ombilical

De Bernard Tirtiaux. j’ai lu « Lueurs » Poèmes et chansons. L’un d’eux est une merveille. Le voici :

Lueurs« Je t’attendais déjà aux matines Personne !

J’ai fait le guet aux laudes Tu n’étais pas la. Tu n’étais pas à la prime. À la tierce non plus Je ne t’ai pas aperçue à l’heure sixte.

Entre deux battements

et trois battements de paupières. À la none je ne t’ai pas vue. À l’office du soir, je t’ai cherchée en vain… J’ai eu les vêpres et les complies

Pour me faire à l’idée

Que tu ne viendrais pas. Après tout, tu n’avais pas dit que tu viendrais.

Puis, le soir.

assoupi de tout mon long sur quatre chaises d’église,

Dans les reliquats d’encens, de cire vierge

et de vieilles étoffes.

sous le regard de plâtre peint

de quatorze statues hiératiques.

pointant leur index

qui vers le ciel.

qui dans ma direction,

j’ai rêvé

Je le confesse….

des rêves polissons.

Dieu ! Que c’était bon !

Mais le livre pour lequel j’ai du patienter (!) parce qu’il n’arrivait pas à la Bibliothèque, et dont j’ai envie de vous parler c’est :

Géopolitique du moustique de Erik Orsenna

Geopolitique-du-moustiqueErik Orsenna. pseudonyme d’Eric Arnold est un écrivain et académicien français né le 22 mars 1947 à Paris.

Après 2 mariages, 2 divorces et 2 enfants, il a vécu en 2012 et 2013 une belle relation avec Sophie Davant, animatrice de France 2 et ex-femme de Pierre Sied, qui reste pour Erik « une amie magnifique » . Son père est d’origine cubaine, sa mère luxembourgeoise.

Après de très belles études, il devient Conseiller au Ministère de la Coopération. Puis « la plume » de François Mitterand. puis Conseiller d’Etat, ami de Jacques Attali et d’Emmanuel Macron.

En 1988 il reçoit le Concourt et le Prix des Lycéens pour « L’Exposition Coloniale » puis préside des tas d’Associations. Il a beaucoup voyagé, beaucoup écrit. Tout l’intéresse, tout l’inspire. Il approfondit ses sujets favoris et nous les partage avec verve, humour et précision. Il aborde des sujets compliqués sous des angles inattendus.

Les livres que j’ai préférés :

– Rêver du sucre

– Madame Bâ

– Voyage au Pays du Coton

– La Révolte des Accents

– L’Avenir de l’eau

– Sur la Route du Papier,…

Mais ici et maintenant, il nous faut parler des moustiques, avec Erik et son assistante Isabelle de Saint Aubin.

Sur « Babelio » je lis : » les moustiques existent depuis 250 millions d’années. Vie moyenne : 30 jours. Nombre d’espèces : 3.564 Qui tuent chaque année 750.000 personnes dans le monde.

Quand ils vrombissent à nos oreilles, uniquement les femelles, elle nous racontent l’histoire d’un couple à 3 : le moustique, le parasite qui l’habite et sa proie : nous, les vertébrés. Alors, allons-nous devenir des apprentis sorciers pour les éradiquer ? »

Si les virus, notamment le zika, voyagent tellement, c’est grâce à un moyen de transport : les animaux qu’ils parasitent. Dont les moustiques, dont les malveillants s’appellent Aèdes et Aegypti et le plus effrayant, le moustique tigre, apparu en France en 2004 à Menton et maintenant présent dans 33 départements

– le tigre est moderne, préfère la Ville et pique à l’aube ou au crépuscule et non la nuit,,

– le tigre est prolifique : 70 œufs en 3 ou 4 jours

– le tigre est hostile, dangereux, car il peut inoculer 30 virus différents, dont la dingue, la fièvre éboula, le chikungunya. le sida…

– le tigre est voyageur. Il vient d’Asie en 1979 et voyage malin : en bateau, en avion, et prolifère dans l’eau stagnante des vieux pneus.

Et qui est piqué ? Les corps qui émettent du CO2, les malades, les femmes enceintes. Qui émettent des odeurs, tels les buveurs de bière. Ceux qui sentent bon…

Comment les combattre ? Presque aucun médicament ne leur résiste. D’où les virus qu’ils transportent se développent mieux, se multiplient et se propagent plus vite. Partout dans le monde des chercheurs… cherchent. En Alaska par exemple, des soldats américains testent des milliers de combinaisons anti moustiques pour faire progresser la santé. D’où sont nés beaucoup de répulsifs, mais aucune protection n’est absolue. Pourtant le DDT ne coûte rien. ..mais il tue tout, surtout les oiseaux, il est dangereux pour les humains, nocif pour l’environnement et les moustiques développent des résistances au produit. Donc on ne l’utilise qu’en cas d’épidémie.

Le moustique est sans frontière. Il se défend, il mute et nos médicaments sont inutiles. Il invente, il s’adapte, il rebondit, trouve des niches, transmet et prolifère. C’est ainsi qu’Erik Orsenna nous explique les enjeux de la mondialisation, de façon brillante et instructive.

FONZE, Bernadette

ZibelineLe Tour du Monde du Roi Zibeline / Jean-Christophe Rufin

On ne présente plus Jean-Christophe Rufin. Reçu à l’Académie Française en 2008. Prix Goncourt en 1997 pour l’Abyssin et en 2001 pour Rouge Brésil. Engagé dans l’aide humanitaire. Le Tour du Monde du Roi Zibeline est son dernier roman paru. Très bonnes critiques entendues à l’émission littéraire du dimanche La Grande Librairie sur La Première radio de la RTB.

Difficile … très difficile pour moi de quitter le monde de Virginie Despentes qui m’accompagne depuis bientot un mois et d’entrer dans un autre univers !

Ce dernier roman est très différent des autres récits que j’ai déjà lus. Il s’agit ici d’un roman historique basé sur une histoire vraie du célèbre Auguste Benjowski, grand voyageur du 18ème siècle.

Le début du roman ressemble aux grands romans russes : aventures, batailles, histoire d’amour… J’ai beaucoup aimé la relation du héros avec son précepteur Bachelet qui lui ouvre les portes des philosophes du siècle des lumières.

Les questions concernant la colonisation sont au centre de ce récit. Doit-on asservir ou comprendre et aider les colonisés ? Les états qui financent les expéditions (ici principalement la France) ne se soucient guère des indigènes. Ils ne pensent qu’à une seule chose : l’argent et les bénéfices que peuvent donner ces expéditions. Alors que le héros de ce livre pense à développer des contacts et relations diplomatiques en respectant les indigènes. En fin de vie, A. Benjowski devient roi de Madagascar où il est encore, de nos jours, considéré comme un héros.

J’ai moins aimé la répétition des voyages en bateau, l’approche assez superficielle des pays et civilisations rencontrées.

En un mot un peu déçue et ce, par rapport, aux livres précédents lus …

BALSIGER, Margarete

Des lectures orientées vers la politique cette fois-ci. 4 livres dont 1 seul roman, mais très bien documenté. 

PoutinePoutine de A à Z de Vladimir Fédorovski.

Ce livre qui vient de sortir nous fait faire la connaissance de Vladimir Poutine, son enfance, ses origines, son ascension et ses motivations pour autant qu’on puisse les deviner. V. Fédorovski est un ancien diplomate russe francophile qui a écrit de nombreux livres, certains très sérieux, d’autres plus récréatifs, seul ou avec d’autres, en particulier Alexandre Adler. Ce livre qui se lit très facilement m’a beaucoup plu.

 

 

AigleslionsLes Aigles et les Lions de Guy Gauthier

Cet ouvrage nous présente une histoire des monarchies balkaniques qui ont émergé des années 1800 aux années 1970 pour des périodes plus ou moins longues ou courtes, ça dépend du point de vue, en profitant de l’affaiblissement de l’empire Ottoman dont elles grignotaient l’autorité. La Grèce, la Serbie, le Monténégro, la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie et l’Albanie ont sombré pour la plupart pendant la seconde guerre mondiale. Très intéressant et instructif pour comprendre l’histoire de cette partie de l’Europe. A lire en complément du chapitre concernant l’empire ottoman dans « La fin des empires, collectif de Gueniffey et Lentz ».

 

témoinsparmihommesTémoin parmi les hommes tome IV de Joseph Kessel.

Dans ce récit Kessel écrivain et journaliste parcourt le monde. En novembre 1947 l’ONU vote la fin du mandat britannique en Palestine ex-ottomane et accorde un état aux juifs. Le 14 mai 1948 l’état d’Israël est proclamé et le lendemain une coalition de plusieurs pays arabes lui déclare la guerre, première d’une longue série. On découvre le récit des premiers jours d’un nouvel état et surtout de la vie de ces jeunes juifs accourus du monde entier pour fonder un état et le défendre envers et contre tous. Ce sont les Romains qui ont organisé la déportation des juifs il y a quasi 2000 ans. Kessel parle aussi d’autres points chauds de l’époque, Kenya, procès retentissant en France, etc.

 

Baad, une enquête de Nicole Laguna et du qomaandaan Kandar de Cédric Bannel.

BaadBaad : homme mauvais, méchant, cruel avec les femmes. Bannel est un brillant énarque passé du public au privé et qui en plus écrit. Ce roman qui se passe maintenant en Afghanistan m’a captivée. Une ex-agent des services secrets se trouve engagée dans une course contre la montre pour sauver son mari et ses enfants enlevés par la mafia dont le monopole sur la drogue est menacé par des Russes; elle se retrouve en Afghanistan où un policier intègre – une rareté – cherche un pédophile assassin, un occidental probablement français. L’intrigue est bonne mais la description du quotidien des femmes afghanes est terrifiant, inimaginables pour nous; elles sont tout au bas de l’échelle des valeurs, les animaux valent mieux qu’elles.

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