LES BIBLIVORES ONT AIME

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La période de confinement n’a pas tari la soif de lecture des membres du club de lecture de la Bibliothèque de Huy.
Voici un florilège de leurs lectures coup-de-coeur !
Michèle Quinet-Ledocte
Si le Congo m’était conté / Clémentine Faïk-Nzuji Madiya (Jourdan) : Clémentine est née et a grandi au Congo, au temps de la colonisation et a quitté son pays dans les années 70, pour vivre en Belgique avec son époux. Elle raconte dans ce témoignage touchant son enfance dans une famille de la bourgeoisie congolaise.Clémentine est née en 1944 en République démocratique du Congo, africaniste et professeure à l’UCL. Elle raconte dans cet ouvrage ses souvenirs d’enfance dans la République démocratique Congo coloniale.
Changer l’eau des fleurs / Valérie Perrin (Livre de poche) : Voilà une histoire aussi poétique qu’hilarante qui nous emmène dans un lieu pour le moins atypique : un cimetière situé au fin fond de la Bourgogne. Sur place, une certaine Violette Toussaint tient une loge où les gens de passage et les amis viennent raconter leurs petits secrets. Avec Changer l’eau des fleurs – qui sort en format poche -, la talentueuse Valérie Perrin a rencontré un succès mérité. Sa plume sensible, réaliste et intimiste donne la parole aux « invisibles », ces gens simples qui souffrent en silence.
La voie de l’Archer / Paulo Coelho (J’ai lu) : Face à l’archer d’exception venu se mesurer à lui, le maître Tetsuya donne bien plus qu’une leçon de tir à l’arc et fait une formidable démonstration des pouvoirs insoupçonnés de son art. Un jeune garçon du village, témoin de ce coup d’éclat, insiste pour qu’il lui transmette son savoir. Le maître l’avertit : il veut bien lui apprendre les règles nécessaires, mais à lui ensuite de les faire siennes pour devenir un homme meilleur. C’est ainsi que Tetsuya commence à enseigner à son nouveau disciple la mystérieuse « Voie de l’archer », le parcours de toute une vie. Dans la droite ligne de L’Alchimiste, Paulo Coelho nous offre un nouveau conte poétique et lumineux, où chacun trouvera des préceptes susceptibles d’éclairer ses choix et son existence.
On ne fait que passer / Christiane Rancé (Nil) : Une maison de vacances, l’été, où se croisent autochtones et citadins égarés, amis choisis et pièces rapportées, ados hurleurs et aïeux malentendants, voisins anglais et sangliers en goguette, sans compter tous ceux, auto-invités de dernière heure, qui ne font que passer…
Chacun reconnaîtra les siens dans cette comédie de mœurs savoureuse, tendre et irrésistible. Car, au fil d’une chronique d’un été à la campagne, Christiane Rancé analyse ce miracle permanent : comment survit-on, chaque année, aux vacances d’été en famille ?
Le vieux qui lisait des romans d’amour / Luis Sepulveda (Points) : Antonio José Bolivar Proano est le seul à pouvoir chasser le félin tuer d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivara découvert sur le tard l’antidote redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent de l’amour, le vrai, celui qui fait souffrir.
L’amour harcelant / Elena Ferrante (Gallimard) : « À la maison elle vivait humble et fuyante. Mais je soupçonnais, exactement comme mon père, que hors de la maison elle riait différemment, respirait différemment, orchestrait les mouvements de son corps de manière à laisser tout le monde éberlué. » Delia est depuis longtemps habituée aux frasques de sa mère fantasque. Mais le jour où celle-ci est retrouvée mystérieusement noyée, Delia s’interroge. Qui était vraiment Amalia ? La clé se trouve peut-être au coeur de l’histoire familiale. 
Orval / Servais (Dupuis) : L’histoire d’une abbaye et de ses habitants prise dans la tourmente de la Révolution française.
Une fresque historique d’une beauté saisissante, qui nous raconte, à travers le destin de deux hommes pris dans la tourmente de la Révolution française, celui de l’Abbaye d’Orval. Un récit somptueusement raconté et dessiné par Jean-Claude Servais, au sommet de son art.
Les assassinés de la Buissiere / Thierry Delgaudinne (Le Groumpf) :  l’intrigue débute sur quatre corps d’hommes découverts au cimetière. Quatre femmes passent aux aveux mais tout se complique pour le commissaire Sorée qui ne croit pas en la version des meurtrières présumées
Margarete Balsiger
Candyland / Jax Miller (J’ai lu) : Un roman noir passionnant avec des rebondissements jusqu’à la fin. Les Amish et les « pauvres petits Blancs » complètement déglingués de la Rustbelt en sont les protagonistes principaux.
Extinction / Matthew Mather (Fleuve Noir) : Une fiction catastrophe plausible et haletante. Le hasard, une cyberattaque suivie d’un blizzard, combiné à un effondrement des infrastructures, prévisible puisque dû à un manque d’entretien, mènent à un isolement total des habitants de l’île de Manhattan coupée du monde dans l’ignorance générale. Que se passe-t-il quand tout s’effondre en cascade ? Combien de jours peut-on survivre ?
Les aventures extravagantes de Jean Jambecreuse t. 1 Artiste et bourgeois de Bâle, assez gros fabliau / t. 2 Au temps de la révolte des Rustauds Tragique pastorale / Harry Bellet (Babel) : A partir de quelques rares faits établis Harry Bellet imagine une biographie truculente de Hans Holbein le Jeune qui arrive à Bâle en 1515 en pleine Renaissance. C’est une immersion fascinante dans une Europe en pleine mutation politique et religieuse. 1515 = Marignan, 1517 = les 95 thèses de Luther. On y croise tout d’abord les Suisses, mercenaires de l’Europe et ensuite François 1er, Léonard de Vinci, des papes, Erasme, Luther, Soliman le Magnifique, etc., fabliau grivois mais très bien documenté.
L’invention de la nature : Les aventures d’Alexandre von Humboldt / Andréa Wulf (Noir sur Blanc) :Naturaliste polyvalent Alexander von Humboldt (1769-1859) est un des fondateurs de la science moderne, il a entre autres activités ouvert la voie aux explorateurs. Son nom de la Terre à la Lune nomme des villes, des courants, des animaux, etc. Il fait partie de ces hommes éduqués dans l’esprit des Lumières qui, à une époque propice à l’évolution des idées, ont permis à la science de prendre son essor. 
Bernadette Fonzé
Le Consentement de Vanessa Springora (Grasset) : Quel choc !! L’emprise de l’écrivain sulfureux Matzneff sur elle petite fille.  Manipulation qu’excerce ces personnages sur de jeunes enfants. Interpellant.
La Peste / Albert Camus (Gallimard) et de 1984 / G. Orwell (Gallimard) : Pas pris une seule ride.  Toujours d’actualité
Les Grands Cerfs de Claudie Hunzinger (Grasset): Roman proche de la nature et bien loin de notre société de sur-consommation.  Belle plume, sujet original hors du commun.
Le tropique de la violence & Le dernier frère / Nathacha Appanah (L’Olivier) : Découverte de cette auteure mauricienne.  Belle écriture, constructions inventives, superbes atmosphères.
Changer l’eau des fleurs / Valérie Perrin : Un livre facile qui fait du bien.  « Un hymne au merveilleux des choses simples de la vie » dixit la 4ème de couverture et c’est tellement vrai !!
Paris 1000 vies / Laurent Gaudé (le meilleur pour la fin !!) : Encore une pépite de plus à ajouter à son oeuvre littéraire.  Un seul bémol : trop court. 
 
Norma Boschian
La bibliothécaire d’Auchwitz / Antonio Iturb (Flammarion) qui m’a fort émue, et dont le film tiré du livre sortira en 2021.
– Chavirer / Lola Lafont (Actes sud) : Deux livres qui mettent en scène des héroïnes courageuses, qui nous donnent une leçon de vie bien utile…
Eric Albert
– Le carrousel infernal / Joe Hill (Lattès) : une collection de nouvelles fantastiques et frissonnantes, par le fils de Stephen King, par ailleurs auteur du Comics « Locke and Key », adapté en série sur Netflix.
– Le maître des poupées / Joyce Carol Oates (Points) : une collection de nouvelles fantastiques et frissonnantes (et oui, encore) par la grande dame des auteures américaines.
– Faut pas prendre les cons pour des gens . Tome 2 / Emmanuel Reuzé (Fluide glacial) : une collection de gags doux-amères qui tranchent dans le vif de la société actuelle. Politiquement incorrect, délibérément méchant et beaucoup moins bête qu’il n’y paraît.
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